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Bienvenue à l'AFILS !

L'AFILS est l'association française des interprètes et traducteurs en langue des signes. Elle rassemble des interprètes et des services d'interprètes répartis dans toute la France. Créée en 1978, elle a pour missions de :

  • promouvoir l'interprétation et la traduction français – Langue des Signes Française (LSF)
  • fédérer les interprètes et les traducteurs autour de la reconnaissance de la profession.

Ce que fait l'AFILS ?

mains_LSFL'AFILS oeuvre afin de :

  • représenter les interprètes et les traducteurs français – LSF

  • promouvoir le professionnalisme et des conditions de travail de qualité. L'AFILS mène une réflexion sur le lien entre santé, conditions de travail et travail de qualité

  • favoriser la formation continue des interprètes et traducteurs en exercice

  • être en contact permanent avec les utilisateurs.

  • être en contact étroit avec les interprètes et traducteurs de France, d'Europe et du monde entier

  • organiser des rencontres régionales et nationales autour de l'interprétation et de la traduction

  • rester à l'affût des changements sociétaux et technologiques.

Centre relais téléphonique : un jour peut-être ?

mains LSF

Le 10 juin 2008, le Président de la République et le Gouvernement s’étaient engagés lors de la conférence nationale du handicap à lancer le premier centre relais pour les appels généralistes. Son lancement fut programmé, puis reporté plusieurs fois. Un appel d’offres ayant été lancé par le nouveau gouvernement, il semblait assuré que ce centre relais expérimental verrait enfin le jour début 2013. Or, il se trouve qu’il vient à nouveau d’être reporté.

Fin décembre 2012, le tribunal administratif de Paris a décidé d’annuler l’appel d’offres pour absence ou manquement de précisions dans les documents. (source : http://www.cis.gouv.fr/spip.php?article5783).

Néanmoins, le tribunal a estimé que les qualifications requises dans l’appel d’offres «… sont objectivement justifiées par l’objet du marché et la nature des prestations de centre relais téléphonique …»

Sur ce dernier point, l’AFILS se réjouit de la décision du tribunal administratif. Elle confirme la nécessité de faire appel à des professionnels qualifiés et diplômés. Cette exigence de diplôme pour les interprètes français - langue des signes française a en effet déjà été soulignée dans de nombreux textes officiels. Néanmoins, faut-il le rappeler, notre profession ne bénéficie pas à ce jour d’une reconnaissance formelle de la part des pouvoirs publics et se trouve souvent mise à mal par des personnes sans qualification s’improvisant « interprète ». L’emploi d’interprètes qualifiés et diplômés, respectueux du code éthique des interprètes, garantit le professionnalisme, la compétence, le respect des interlocuteurs et la confidentialité des échanges. Il nous paraît inconcevable qu’un centre relais, même expérimental, ne puisse se prévaloir de ces qualités.

Dans un courrier adressé au Président de l’Unisda le 28 janvier 2013, Madame Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, annonce qu’un appel d’offres sera relancé dans les plus brefs délais afin que les usagers concernés puissent bénéficier de ce service au 1er semestre 2013 (source : http://www.unisda.org/spip.php?article547).

L’AFILS, en tant qu’association nationale représentative des professionnels exerçant le métier d’interprète ou de traducteur français - langue des signes française, réitère sa proposition de collaboration avec les pouvoirs publics et les acteurs concernés. Elle souhaite en effet être pleinement associée à la mise en place de ce centre relais téléphonique et pouvoir faire part de ses recommandations en la matière.

Télécharger le communiqué de l'AFILS Centre relais téléphonique : un jour peut-être ?

Charte LSF et enfance sourde

mains LSF

Pour un véritable accueil et enseignement en LSF

Il y a près de 300 ans, l’abbé de L’Epée a instauré une véritable éducation en langue des signes et nous a appris l’importance de constituer des groupes d’enfants Sourds pour la vitalité de la langue des signes et le développement de la langue de ces enfants. Il a été reconnu depuis internationalement comme le symbole de la naissance des Sourds. Nous tenons à réaffirmer à l’occasion de la commémoration de sa naissance qu’un enfant sourd n’est handicapé ni de la parole ni de l’entendement, contrairement à ce que les « spécialistes » de la surdité affirment aujourd’hui !

Les enfants sourds entendent, avec leurs yeux, et s’expriment, parlent, avec leurs mains et cela avec autant de richesse et de facilité que le font les enfants entendant et s’exprimant dans une langue vocale.

L’ensemble des associations et personnalités signataires de cette Charte affirment qu’une filière de soin par le son et totalement médicale porte atteinte de plus en plus gravement à la transmission de la LSF dans l’enfance Sourde. Cela conduit à des désastres éducatifs et humains. La surdité n’est pas un problème de santé mais un problème de société. Nous constatons que seulement moins de 5% des enfants sourds scolarisés ont la LSF comme langue d’enseignement. La LSF est parfois présente dans les lieux d'éducation ou de rééducation mais le plus généralement de manière très réduite!

Nous saisissons dès maintenant toutes les instances habilitées à se prononcer sur cette situation ainsi que les divers médias et réseaux d'information afin de faire connaître les impasses qu'une telle organisation éducative produit en ce moment même.

Alors que la plupart des travaux, linguistiques, sociologiques et psychologiques, démontrent la nécessité pour l’enfant d’accéder le plus tôt possible à cette langue, la quasi totalité des enfants sourds ne peut toujours pas la rencontrer. L’orientation éducative actuelle a détruit les groupes d’enfants sourds en les plaçant seul en intégration dans leur école de quartier. Cela conduit à la fois à isoler ces enfants d’une relation enrichissante avec leurs pairs et à détruire par là même la vitalité de la LSF Or, si nous voulons que les enfants sourds accèdent au français écrit dans toute sa richesse littéraire, il est indispensable de constituer des groupes d’enfants signeurs parlant une LSF de grande qualité.

Ainsi, alors qu’a été très largement démontré combien la pratique précoce de la LSF favorisait le désir d’aller vers d'autres formes langagières orales ou écrites, nous assistons à la mise en œuvre de sa disparition effective.
Au delà des discours, la législation actuelle en matière de « libre choix de communication » se révèle donc dans les faits inégalitaire et discriminatoire puisque ne mettant pas en place les véritables conditions d’accès à cette langue pour les familles et pour les enfants sourds eux-mêmes.

Nous refusons de nous taire devant une telle situation. Ceci concerne le processus d’humanisation, de socialisation de toute une génération d’enfants et nous interpelle tous au delà de la question de la surdité!

La constitution de groupes d’enfants signants ainsi que la présence de professionnels sourds compétents auprès d’eux doivent être respectées et valorisées ainsi que l'ont déjà compris d'autres pays. En instituant cette dimension de groupe nous construisons effectivement le respect de la différence et non pas comme actuellement la mise en avant du déficit ! Pour que les enfants entendants puissent aussi apprendre cette langue, elle doit être vivante et donc parlée par des locuteurs signant réunis dans des groupes conséquents. Ceci permet de faire naître un nouveau regard sur ceux qui parlent autrement et qui par leurs différences langagières enrichissent tous ceux qui les rencontrent.

Nous en appelons donc à penser un véritable accueil de la différence et à construire une réelle éducation en langue des signes française au sein des dispositifs éducatifs de notre pays.

Nous nous élevons contre une tentative infondée et injustifiée d’assimilation de la surdité à une maladie et des Sourds à des malades à soigner par le son et appelons les législateurs à ne pas céder à des lobbies impulsant ici indûment des perspectives sanitaires inappropriées.

Nous refusons la situation actuelle qui prive l'enfant sourd de la langue des signes vers laquelle il est attiré très précocement, langue qui lui est nécessaire pour prendre parole très tôt, s'instruire ainsi que tous les autres enfants et aller ensuite vers d’autres univers langagiers.

Nous demandons au plus vite :

  • que des dispositifs de groupes conséquents d'enfants sourds bénéficiant d’un véritable enseignement en LSF se mettent réellement en place sur tout le territoire français.
  • que tous les parents qui le souhaitent puissent recevoir gratuitement une formation en langue des signes française et que les enseignants Sourds bénéficient d’un véritable statut d’enseignant correspondant à leurs compétences.
  • que des modalités d’accueil et d’éducation favorables aux langues signées et inspirées de ce qui existe déjà ailleurs s’inscrivent au plus vite dans le droit français.

Avec IVT, FNSF, APES, 2LPE et AFILS


1. Philippe Boyer (Fédération Nationale des Sourds de France)
2. Emmanuelle Laborit (International Visuel Theatre)
3.Patrice Dalle (Association Nationale des Parents d'Enfants Sourds)
4. Hatice Asken (2 Langues Pour l'Education - Politique Bilingue)
5. Guylaine Paris (Association Française des Interprètes et traducteurs en Langue des Signes)
6. André Meynard (psychanalyste)
7. Catherine Vella (ANPES et 2LPE)

Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour signer la pétition : Charte de l’enfance sourde. Ensemble, provoquons le changement !

Centre Relais : Allo l'Etat ? - Communiqué

Deux ans après l’annonce du plan gouvernemental 2010-2012 en direction des personnes sourdes, l’Etat publie son cahier des charges sur l’expérimentation d’un «  centre relais téléphonique  » qui ouvrira d’ici février 2013. Ce centre permettra la mise en relation téléphonique d’une personne sourde et d’une personne entendante par l’intermédiaire d’interprètes français/langue des signes  française, de codeurs LPC, joignables par webcam, ou d’opérateurs maîtrisant la transcription écrite rapide. Cette expérimentation conduite par l’Etat en partenariat avec les associations, sous l’égide du Comité interministériel du handicap a pour objectif  «  de tirer les enseignements nécessaires quant aux pratiques, modes d’usage et types d’appels  »

Dans le cadre de cette expérimentation prévue pour une durée d’un an, 900 testeurs sourds, malentendants ou entendants pourront ainsi utiliser gratuitement le service proposé à raison d’une heure de communication par mois.

L’AFILS tient à préciser que le terme "centre relais" désigne un service qui vise : une ouverture 24/24h et 7/7j, un nombre d'usagers non limité, des appels relayés dans les deux sens (sourds vers entendants et entendants vers sourds). De plus, il est à noter que le panel de 1.500 usagers annoncé en 2010 dans le plan gouvernemental 2010-2012 a été réduit par le Comité interministériel du handicap à 900 testeurs seulement.

L’AFILS s’interroge sur les conditions de travail qui seront proposées aux interprètes qui interviendront pour ce centre-relais. En effet, l’exercice de l’interprétation à distance est particulier. L’AFILS a pour cela émis des recommandations qui doivent être prises en compte pour une prestation de qualité. Or, malgré plusieurs sollicitations auprès du Comité interministériel du handicap en 2010, puis en 2011, l’AFILS déplore n’avoir jamais été consultée et n’avoir donc pas pu faire part de ses recommandations en la matière.

Il est à noter que le cahier des charges de cette expérimentation stipule que les opérateurs interprètes devront être en possession d’un des diplômes reconnus par l’AFILS.

L’AFILS se réjouit que l’Etat impose cette condition car, à ce jour, notre profession ne bénéficie pas encore d’une reconnaissance formelle de la part des pouvoirs publics et est régulièrement mise à mal par des personnes sans qualification s’improvisant «  interprète  ». Or, nous voulons rappeler que la présence d’interprètes formés et diplômés, respectueux du code éthique des interprètes, est un gage de professionnalisme, de compétence et de respect de la confidentialité des échanges.

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Infos

Pour être interprète, il faut parfaitement maîtriser ses langues de travail, les pratiquer avec aisance, pouvoir aborder des sujets inédits avec celles-ci et comprendre la majorité des locuteurs. Par ailleurs, une culture générale développée est indispensable. Attention, un bon niveau, voire un très bon niveau dans tous les domaines précités ne suffit pas. Interprète est un métier qui nécessite de connaître et de savoir appliquer les règles de bonnes pratiques et le code éthique de la profession. C'est pourquoi, il est indispensable de suivre et de valider une formation afin d'être interprète en langue des signes (LSF).