Les bulletins d'adhésion 2014 à l'AFILS sont disponibles. Télécharger le bulletin d'Adhésion individuelle 2014 ou "nouveau diplômé".

Bienvenue à l'AFILS !

L'AFILS est l'association française des interprètes et traducteurs en langue des signes. Elle rassemble des interprètes et des services d'interprètes répartis dans toute la France. Créée en 1978, elle a pour missions de :

  • promouvoir l'interprétation et la traduction français – Langue des Signes Française (LSF)
  • fédérer les interprètes et les traducteurs autour de la reconnaissance de la profession.

Ce que fait l'AFILS ?

mains_LSFL'AFILS oeuvre afin de :

  • représenter les interprètes et les traducteurs français – LSF

  • promouvoir le professionnalisme et des conditions de travail de qualité. L'AFILS mène une réflexion sur le lien entre santé, conditions de travail et travail de qualité

  • favoriser la formation continue des interprètes et traducteurs en exercice

  • être en contact permanent avec les utilisateurs.

  • être en contact étroit avec les interprètes et traducteurs de France, d'Europe et du monde entier

  • organiser des rencontres régionales et nationales autour de l'interprétation et de la traduction

  • rester à l'affût des changements sociétaux et technologiques.

Que pensez-vous de l'AFILS?

Bonjour à toutes et à tous,

En cette rentrée 2013, la commission "Image de l'AFILS"  lance une grande enquête afin d'en savoir plus sur votre perception de l'AFILS. Dites nous ce que vous pensez de nos actions, de nos outils, mais aussi et surtout dites nous vos attentes et idées en tant qu'interprète (membre ou non membre), que structure (membre ou non membre), que formation d'interprètes et également en tant qu'élève interprète et futur diplômé. Nous tirerons de cette vaste enquête des pistes de travail et d'amélioration pour l'AFILS de demain.

L'enquête est en ligne. Y répondre ne vous prendra que quelques minutes. Le questionnaire  est anonyme.

  • Vous êtes interprète, pour répondre au questionnaire, rendez-vous ici
  • Vous représentez une structure d'interprètes et de traducteurs, cliquez ici.
  • Vous souhaitez répondre à l'enquête en tant que centre de formation, cliquez ici.
  • Vous êtes élève interprète, votre avis nous intéresse aussi, c'est par ici.

Pour toutes questions, l'AFILS est à votre écoute, n'hésitez pas à nous contacter.

Scolarisation en LS : un droit

Lettre citoyenne pour soutenir la scolarisation en langue des signes des enfants sourds.

Monsieur / Madame le/la député(e) le/la sénateur (trice)

Je vous écris ce jour pour attirer votre attention sur la situation de la scolarisation des enfants sourds dans notre pays alors que l’Assemblée Nationale vient de voter la loi pour la refondation de l’école. A ce jour, si la loi de 2005 donne le choix aux parents du mode de communication et du parcours scolaire de leur enfant sourd, la réalité est tout autre ! Si des parents font un choix de communication et de scolarisation en LSF, parcours signant, très peu peuvent réellement mettre ce choix en pratique, et pourtant !

En 1991, il y a 22 ans, l’amendement Fabius de la loi 91-73 du 18 janvier 1991 reconnaissait aux familles le droit de choisir une communication bilingue, langue des signes – français, dans l’éducation de leurs enfants sourds.

Sept ans plus tard, en 1998, le rapport Gillot sur « le droit des Sourds » signalait que, malgré la publication des textes d’applications, ce droit n’était pas respecté puisque seulement 1% des élèves sourds avaient accès à des structures bilingues.
Ce rapport soulignait aussi l’illettrisme massif des personnes sourdes.

En 2005, la loi 2005-102 du 11 février pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » institue, pour tout jeune handicapé, un droit à un parcours de formation. L’article 19 indique que « l’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire » et l’article 20 précise les mêmes obligations pour l’enseignement supérieur.

Concernant les jeunes sourds et l’option bilingue, la loi indique que ce droit ne concerne pas seulement l’éducation mais aussi le parcours scolaire. Elle reconnaît la langue des signes française comme une langue à part entière.

Une circulaire de l’Education nationale (2008-109) précise que dans l’option bilingue, la LSF joue le rôle de langue orale, le français celui de langue écrite.

A nouveau sept ans plus tard, en 2012, un rapport des Inspections Générales de l’Education nationale (2012-100) fait le constat que, sur la mise en place des projets personnalisés de scolarisation, la loi n’est pas appliquée.

Le constat aujourd’hui encore est que 5% des jeunes sourds seulement ont accès à un dispositif d’enseignement en langue des signes, et concernant les études supérieures, seuls 5% y accèdent.

Ce ne sont pas les lois qui manquent, c’est la volonté politique de les appliquer. Le système scolaire pénalise les enfants sourds signants.

Rendre accessibles les contenus scolaires pour ces enfants a certes un coût mais bien moins élevé que celui engendré par l’échec scolaire massif constaté chez les jeunes et les adultes sourds sortant du système scolaire aujourd'hui !

En conséquence, nous soutenons les cinq associations nationales1 qui se battent pour la scolarisation des enfants sourds dans des structures en langue des signes et nous demandons que la maltraitance institutionnelle qui a cours actuellement contre les enfants sourds cesse !

Nous demandons que la LSF soit reconnue langue d’enseignement et utilisée comme telle dans les classes.

Comment qualifier un système qui ne se préoccupe pas de l’avenir d’une partie de ses enfants ? Que dire d’un système qui ne s’inquiète pas que les enfants sourds qu’il accueille n’aient accès qu’à une petite partie des cours et que les élèves soient quotidiennement mis en échec et en difficulté car l’enseignement prodigué l’est dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas ? Les obstacles ne sont ni légaux, ni matériels, ils sont politiques.Ces enfants sont les citoyens de demain, nous désirons qu’ils puissent jouer pleinement ce rôle. C’est pourquoi nous demandons la création d’un groupe d'étude au sujet de la scolarisation des enfants sourds de toute urgence !

Nous exigeons que les droits des enfants Sourds à la scolarisation en langue des signes, reconnus par la loi depuis plus de 20 ans, soient respectés, conformément au choix éducatif des familles.

1:  Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF)

Association Nationale de Parents d’Enfants Sourds (ANPES)

2 Langues pour une Education (2LPE)

Association Française des Formateurs et Enseignants Langue des Signes (AFFELS)

Association Française des Interprètes et traducteurs en Langue des Signes (AFILS)

 

Centre relais téléphonique : un jour peut-être ?

mains LSF

Le 10 juin 2008, le Président de la République et le Gouvernement s’étaient engagés lors de la conférence nationale du handicap à lancer le premier centre relais pour les appels généralistes. Son lancement fut programmé, puis reporté plusieurs fois. Un appel d’offres ayant été lancé par le nouveau gouvernement, il semblait assuré que ce centre relais expérimental verrait enfin le jour début 2013. Or, il se trouve qu’il vient à nouveau d’être reporté.

Fin décembre 2012, le tribunal administratif de Paris a décidé d’annuler l’appel d’offres pour absence ou manquement de précisions dans les documents. (source : http://www.cis.gouv.fr/spip.php?article5783).

Néanmoins, le tribunal a estimé que les qualifications requises dans l’appel d’offres «… sont objectivement justifiées par l’objet du marché et la nature des prestations de centre relais téléphonique …»

Sur ce dernier point, l’AFILS se réjouit de la décision du tribunal administratif. Elle confirme la nécessité de faire appel à des professionnels qualifiés et diplômés. Cette exigence de diplôme pour les interprètes français - langue des signes française a en effet déjà été soulignée dans de nombreux textes officiels. Néanmoins, faut-il le rappeler, notre profession ne bénéficie pas à ce jour d’une reconnaissance formelle de la part des pouvoirs publics et se trouve souvent mise à mal par des personnes sans qualification s’improvisant « interprète ». L’emploi d’interprètes qualifiés et diplômés, respectueux du code éthique des interprètes, garantit le professionnalisme, la compétence, le respect des interlocuteurs et la confidentialité des échanges. Il nous paraît inconcevable qu’un centre relais, même expérimental, ne puisse se prévaloir de ces qualités.

Dans un courrier adressé au Président de l’Unisda le 28 janvier 2013, Madame Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, annonce qu’un appel d’offres sera relancé dans les plus brefs délais afin que les usagers concernés puissent bénéficier de ce service au 1er semestre 2013 (source : http://www.unisda.org/spip.php?article547).

L’AFILS, en tant qu’association nationale représentative des professionnels exerçant le métier d’interprète ou de traducteur français - langue des signes française, réitère sa proposition de collaboration avec les pouvoirs publics et les acteurs concernés. Elle souhaite en effet être pleinement associée à la mise en place de ce centre relais téléphonique et pouvoir faire part de ses recommandations en la matière.

Télécharger le communiqué de l'AFILS Centre relais téléphonique : un jour peut-être ?

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L'interprète est un professionnel des langues. En faisant appel à un interprète membre de l'AFILS, vous avez la garantie qu'il respecte le code éthique de l'AFILS. Il traduit fidèlement tous les propos, il n'intervient pas dans vos discussions et vous laisse maître de votre rendez-vous. Il est tenu au secret professionnel le plus strict. Nous avons répertorié des solutions de financements pour vos besoins d'interprétation en langue des signes.