Plan audition 2010-2012
Le 10 février 2010 était publié le plan 2010-2012 en faveur des personnes sourdes et malentendantes. De nombreuses mesures sont annoncées ! Parmi celles-ci :
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Expérimenter dans trois universités des dispositifs innovants d’enseignement et de tutorat à distance avec visio-interprétation ou codage à distance, ou encore recours à des « pôles ressources » regroupant interprètes français - LSF, codeurs LPC et techniciens de l’écrit. Budget : 150 000 €.
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Rendre accessible aux personnes sourdes les formations dans les établissements d’enseignement supérieur (notamment équipement en boucles magnétiques collectives ou individuelles, mise à disposition de supports écrits, tutorat, recours à des interprètes). Budget : 3 M€ par an.
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Intégrer dans la convention d’objectifs et de moyens de France Télévision la traduction en LSF, à partir du 1er janvier 2011, d’au moins un des journaux télévisés du soir.
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Rendre exemplaire la communication publique à la télévision : en rendant obligatoire la traduction LSF de tous les spots télévisés diffusés lors des prochaines campagnes électorales officielles (présidentielles et européennes) et l’accessibilité systématique de toute campagne audiovisuelle des pouvoirs publics (dès l’adoption du plan).
Les professionnels concernés
Des professions se sont créées pour permettre l’accessibilité : interprète français - LSF, codeurs LPC, vélotypistes, sous-titreurs adaptateurs. Les interprètes et les codeurs sont inscrits dans la convention collective des établissements et services médico-sociaux. On dénombre aujourd’hui 280 interprètes en France. Pour les interprètes, il existe des diplômes d’université, licences ou masters d’interprétariat en LSF dont les cursus de formation sont organisés dans plusieurs universités (Paris 3, Paris 8, Lille 3, Aix-en-Provence 1, Rouen, Grenoble 3, ESIT Dauphine, IUP de Toulouse).
Quoique fondant leur action sur une image et des représentations différentes, les codeurs LPC et les vélotypistes s’apparentent à la démarche des interprètes et demande une reconnaissance professionnelle. Le déploiement des actions prévues dans ce plan accroîtront les sollicitations vers les interprètes et autres professionnels.
En dehors de ceux-ci, on assiste à l’émergence d’intervenants divers (« interface », « médiateur »…) pour lesquels il n’existe pas, actuellement, de garanties en termes de formation ni de réel cadrage de leur métier. Leurs profils sont, par ailleurs, très divers. Il convient de cadrer les interventions de ces professionnels, afin qu’ils ne viennent pas en substitution d’intervenants plus qualifiés. Pour s’inscrire dans la philosophie de la loi du 11 février 2005 il convient d’identifier les besoins des personnes et tenter d’y répondre en formant des professionnels ou en ajustant et assouplissant les réponses du milieu et des individus formés aux différentes techniques.
D'autres mesures
Lancement d’une étude en septembre 2010 afin :
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d’évaluer les besoins en compétence en matière d’accessibilité dans les domaines suivants : scolarisation et études supérieures, accessibilité professionnelle, relations avec les services publics, participation à la vie sociale, centres-relais téléphoniques, télévision, cadre bâti, etc.
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d'identifier les métiers et les formations à développer pour satisfaire ces besoins en compétence : ce travail pourrait déboucher sur la reconnaissance formelle de nouveaux métiers et/ou sur la rédaction de référentiels de formation des professionnels "de droit commun" aux spécificités de l'accessibilité pour les personnes sourdes. Budget : 150 000 €
Elaboration d'un plan d’action conjoncturel de formation de 20 interprètes et de 10 vélotypistes par an pour les années 2010 et 2011. Ce plan mobilisera prioritairement les moyens de formation à disposition de Pôle Emploi.
Elaboration en janvier 2012 d’un schéma pluri-annuel des formations.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du CIS.

